Sélectionner une page

Le Golfe du Morbihan compte parmi les plus belles baies du monde, et parmi les plus riches pour la pêche en mer. Sur une mer intérieure parsemée d’îles, d’herbiers de zostères, de parcs à huîtres et de courants marqués, se concentre une densité de poissons rare sur la façade atlantique. Bar, dorade royale, lieu jaune, maquereau : les prédateurs viennent y chasser au rythme des marées. Voici comment aborder ce terrain de jeu, espèce par espèce et technique par technique.

Un terrain de pêche à part sur la côte bretonne

Ce qui rend le Golfe du Morbihan singulier, c’est sa géographie. Les eaux y restent peu profondes, souvent entre 3 et 15 mètres, et le marnage y crée des courants puissants sur lesquels les poissons se postent pour chasser. Les bordures rocheuses, les cassures sur herbiers et les parcs conchylicoles offrent de la nourriture en abondance : coquillages, crabes, crevettes, petits poissons fourrage. C’est ce garde-manger permanent qui explique la présence de beaux spécimens à quelques encablures du rivage.

Au-delà du Golfe lui-même, les îles de Houat et Hoëdic élargissent le terrain. Les passages des Sœurs ou des Béniguets, balayés par le courant, comptent parmi les postes les plus impressionnants de la région pour le bar et les autres prédateurs. On y croise aussi dauphins et phoques, ce qui n’enlève rien au plaisir de la journée.

Le bar au leurre : la pêche reine du Golfe

Le bar reste l’espèce phare et la plus recherchée. La pêche au leurre s’y décline selon les conditions et l’humeur du poisson, et chaque famille de leurres a son moment.

Les leurres de surface, stickbaits et poppers, procurent les attaques les plus spectaculaires : la surface explose quand un bar décide de frapper. Les leurres durs à bavette prospectent efficacement les grandes zones et les chasses. Les leurres souples légers, souvent en dessous de dix centimètres, décident les bars méfiants le long des bordures, des têtes de roche et des parcs à huîtres. Enfin, les souples plombés pêchés en traction font merveille dans les gros courants du Golfe et dans les passages de Houat et Hoëdic.

La force de cette pêche tient à sa polyvalence. Un matériel léger, facile à prendre en main, permet à un débutant de prendre son premier bar tout en offrant à un pêcheur confirmé de quoi progresser sur une technique précise.

La dorade royale au tenya : l’adversaire des connaisseurs

La dorade royale, *Sparus aurata*, est le poisson qui fait battre le cœur des pêcheurs du littoral breton. Sa robe argentée, son sourcil d’or, sa puissance au combat et sa méfiance en font une prise convoitée. Présente dans le Golfe de fin avril à octobre, elle alterne entre la baie et le large au gré des marées, ce qui ajoute à la difficulté de sa capture. Les prises entre un et cinq kilos y sont pourtant fréquentes.

La technique la plus efficace pour la cibler est le tenya, un montage d’origine japonaise qui associe une tête plombée, un assist hook et un appât naturel. Une gambas entière, un crabe vert ou un couteau montés sur un tenya de 15 à 60 grammes selon le courant : voilà de quoi provoquer la touche. L’animation compte autant que le montage. On laisse descendre lentement jusqu’au fond, on maintient le contact, puis on effectue une remontée douce de trente à cinquante centimètres avant de laisser redescendre. La dorade attaque souvent à la descente ou juste après le contact avec le fond.

Deux détails font la différence sur cette espèce. D’abord le bas de ligne : un fluorocarbone de 30 à 35 centièmes, long de deux à trois mètres, reste discret face à un poisson défiant. Ensuite l’appât frais, qui libère bien plus de sucs et d’odeurs que le congelé et se détecte de loin.

La pêche du bar à la mouche : pour les moucheurs confirmés

Moins connue en mer, la pêche du bar à la mouche a pourtant sa place dans le Golfe. La mouche moderne permet de prospecter les couches d’eau de zéro à six mètres, ce qui diversifie les espèces touchées : au bar s’ajoutent régulièrement maquereaux, lieus, dorades et vieilles. La pêche à vue et la prospection aux streamers de surface procurent des sensations que peu d’autres techniques offrent en mer.

Elle demande néanmoins un bateau adapté : un pont dégagé pour que la soie ne s’accroche pas, un franc-bord bas pour ne pas gêner les lancers, et un ancrage au moteur électrique pour se positionner précisément. C’est une pêche exigeante, réservée aux moucheurs déjà à l’aise avec le lancer en mer.

Pourquoi passer par un guide de pêche local

Le Golfe est un terrain généreux, mais il se mérite. La dorade entre et sort au gré de la météo, le bar se déplace avec le courant, et les meilleurs postes ne se devinent pas depuis la cale. Un guide qui connaît la baie fait gagner un temps considérable : lecture du sondeur, choix du spot selon la marée, réglage des montages, adaptation de la technique au comportement du jour.

C’est le métier de Guillaume CAZES, guide de pêche en mer professionnel basé dans le Morbihan. Il accompagne pêcheurs débutants comme confirmés sur son semi-rigide de six mètres, aménagé pour le Golfe et limité à quatre pêcheurs pour préserver le confort de pêche. Le matériel haut de gamme est fourni, des cannes St Croix aux montages tenya, et chaque sortie s’adapte au niveau, aux envies, à la météo et à la marée du jour. Les embarquements se font depuis Arradon, Séné, Baden, Vannes ou les îles selon ce qui convient le mieux.

Ses 76 avis Google, avec une note « Excellent », racontent tous la même chose. Un pêcheur d’août 2025 résume l’expérience : « Il nous a fait découvrir de très beaux spots où le poisson était au rendez-vous. Ses conseils sont précieux et toujours donnés avec le sourire. » Un autre, venu avec son fils, retient « une demi-journée au bar, le poisson au rendez-vous et les conseils au top », avec du matériel haut de gamme du début à la fin.

Quand et comment organiser sa sortie

La saison de pêche s’étend d’avril à octobre, période où le bar et la dorade sont les plus actifs dans le Golfe. Aucun permis n’est nécessaire pour la pêche de loisir en mer en France, et tous les niveaux sont accueillis, enfants compris lorsqu’ils sont accompagnés d’un adulte. 

Pour la Dorade royale, la sortie se décide généralement la veille au soir selon les conditions, après inscription sur une liste d’attente ; en cas de météo défavorable, elle est reportée ou remboursée.

Pour la pêche du bar, la sortie se prévoit plusieurs semaines à l’avance, en fonction des disponibilités du guide de pêche

Reste à choisir sa formule selon l’espèce visée et le temps disponible : une demi-journée au leurre pour découvrir le bar en famille, une journée complète vers Houat et Hoëdic pour varier les espèces, ou une sortie dédiée à la dorade au tenya pour les amateurs de combats. Dans tous les cas, le Golfe du Morbihan tient ses promesses pour qui vient y pêcher au bon moment, avec la bonne approche.

Questions fréquentes

Faut-il un permis pour pêcher en mer dans le Morbihan ?

Non, la pêche de loisir en mer ne nécessite aucun permis en France.

Que se passe-t-il si la météo est mauvaise ?

La sortie est décidée la veille au soir. En cas d’annulation pour cause météo, la sortie est reportée ou intégralement remboursée, à votre convenance.

D’où partent les sorties ?

Le port principal est Arradon. Selon les conditions de pêche du jour et votre lieu d’hébergement, je peux aussi embarquer à Séné, Baden, l’Île aux Moines ou l’Île d’Arz. Si vous privatisez le bateau, vous pourrez choisir votre point d’embarquement.